ESURSI : Mise en place d’un dispositif transitoire de gestion des plaintes dans les Instituts Supérieurs Pédagogiques bénéficiaires du PAAF

ESURSI : Mise en place d’un dispositif transitoire de gestion des plaintes dans les Instituts Supérieurs Pédagogiques bénéficiaires du PAAF

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF), le Ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations (ESURSI) a instauré un dispositif transitoire de gestion des plaintes au sein des Instituts Supérieurs Pédagogiques (ISP) bénéficiaires des interventions du projet. Cette mesure vise à renforcer la transparence, la redevabilité, l’équité et la participation des bénéficiaires dans l’exécution des activités du programme.


La Note Circulaire n°033/MINESURSI/CAB.MIN/SASM/MMK/2026, adressée aux Directeurs Généraux des ISP concernés, prévoit la création d’un Comité Local de Gestion des Plaintes (CLGP) dans chaque établissement bénéficiaire. Ce mécanisme a pour mission de recevoir, enregistrer, examiner et traiter les plaintes formulées par les étudiants, les membres du personnel et les autres parties prenantes, tout en garantissant la confidentialité et la protection des informations relatives aux plaignants.


Le CLGP constitue le premier niveau de traitement des plaintes. Il sera notamment chargé de sensibiliser la communauté académique sur l’existence du mécanisme, de mettre à disposition des canaux accessibles de dépôt des plaintes, d’assurer le suivi des dossiers, de documenter les solutions apportées et de transmettre aux instances compétentes les cas complexes ou non résolus.


La composition du comité repose sur une représentation inclusive des différentes composantes de l’établissement, notamment les secrétariats académiques et administratifs, le personnel académique et administratif, les étudiants ainsi qu’un point focal chargé du traitement confidentiel des plaintes sensibles liées aux violences basées sur le genre, à l’exploitation et aux abus sexuels ou au harcèlement sexuel.


Le dispositif prévoit également des procédures claires de traitement et de recours. Les plaintes devront être examinées dans des délais définis afin de garantir une réponse rapide et efficace. Les cas sensibles bénéficieront d’un traitement spécifique et confidentiel conformément aux protocoles nationaux en vigueur. Les plaintes non résolues ou présentant un enjeu institutionnel important pourront être transmises au Conseil d’Administration des Instituts Supérieurs Pédagogiques (CA-ISP) ou aux instances compétentes du projet PAAF.


Par ailleurs, les établissements sont appelés à assurer une large diffusion des informations relatives au fonctionnement du mécanisme, notamment les modalités de dépôt des plaintes, les voies de recours, les délais de traitement ainsi que les coordonnées des points de contact. Une attention particulière devra être accordée à l’information des étudiantes bénéficiaires des interventions du PAAF.


À travers cette initiative, l’ESURSI réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance participative, transparente et inclusive dans les établissements d’enseignement supérieur. Ce dispositif transitoire constitue une étape importante vers l’institutionnalisation d’un mécanisme permanent de gestion des plaintes au sein du secteur de l’Enseignement Supérieur et Universitaire en République Démocratique du Congo.

27/08/2026 18h-27min-00s
Espérant LUVUMBU